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« Le végétal qui recouvre la terre peint celle-ci.Il la peint au sens où il dépeint ce qui se passe dans les profondeurs »
Bertrand Vergely Le Troisième jour éditions Le Promeneur

 

Un jardin à peindre, il faut d'abord le jardiner, sans doute en pensant à la peinture...
Ici dans un carré d'environ 20 m de côté, Sally construit, organise au rythme de la croissance et des floraisons de chaque espèce. Imaginant, comme l'architecte, en trois dimensions, elle inscrit au sol une spirale, mais la voit aussi en élévation. Ainsi entre les vignes et les glycines, les ipomées iront jusqu'à 6 m pour faire éclore leurs grandes fleurs céruléennes. Entre les fleurs, entre les arbres, on chemine dans un espace où successions, relations, intervalles ont été pensés mais aussi guidés par ce qui germe, se resème, sachant se soumettre à l'incroyable énergie du végétal.

« Quand je jardine, je pense que je peins » dit Sally.

Et quand elle peint, la voilà qui replonge dans ce petit cosmos où fusionnent le ciel et la terre dans l'explosion, l'incandescence de la vie végétale. A son tour la peinture germe. 

« Elle pousse lentement, dit-elle, s'étirant vers le haut, exprimant rythmes et pulsations, pesanteur et suspension, avec des passages profonds et des silences, cherchant la lumière par la texture, le ton et la couleur. »

Le tableau se développe avec l'intensité du temps musical et vous prend sans répit tant il est profus, dans la fascination de son propre espace-temps.

Avec Sally Stride, l'art et le végétal trouvent dans le même vertige et la même folie, leur équivalence comme principe de vie et de création.

Nicole Détourbe

 

la galerie de Jeffary et Sally :  Stride art gallery

 


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