Littérature Essais Jeunesse Beaux-arts Bande dessinée cd dvd

♥ Les libraires de Calligramme conseillent ♥

La Montagne magique
Thomas Mann
Fayard
plus...
Cécile
Theodor Fontane
Les Belles Lettres
plus...
Légende
Sylvain Prudhomme
Gallimard, L'arbalète
plus...
Le monde d'hier (illustré)
Stefan Zweig
Flammarion
plus...
Impossible ici
Sinclair Lewis
La Différence
plus...
Enfants dans le temps
Ricardo Menendez Salmon
Jacqueline Chambon
plus...
Comment cette histoire a pris fin
Piero Calamandrei, Caterina Arciprete (ill.)
Conférence
plus...
La Pipe qui prie & fume
Maurice Chappaz
Conférence
plus...
En attendant l'aube
Mario Rigoni Stern
La fosse aux ours
plus...
Ce qui désirait arriver
Leonardo Padura
Métailié
plus...
Dans le tourbillon
José Antonio Labordeta
Attila
plus...
Numéro 11. Quelques contes sur la folie des temps
Jonathan Coe
Gallimard
plus...
Le Talon de fer
Jack London
Libertalia
plus...
Modernité
Italo Svevo
Finitude
plus...
M pour Mabel
Helen MacDonald
Fleuve
plus...
Les Saintes du scandale
Erri De Luca
Mercure de France
plus...
Seuls sont les indomptés
Edward Abbey
Gallmeister
plus...
Le grand jeu
Céline Minard
Rivages
plus...
Condor Live - Livre-CD
Caryl Feray, Bertrand Cantat
Gallimard
plus...
Le vaisseau des morts
B. Traven
La Découverte
plus...
Adieu je pars a la gare
Arthur Cravan
Cent Pages
plus...
Les muselés
Aro Sainz de la Maza
Actes Sud
plus...
Les Idées noires de la physique
Vincent Bontems, Roland Lehoucq
Les Belles Lettres
plus...
Berezina - Moscou-Paris en side-car : 4 000 Km sur les traces de Napoléon
Sylvain Tesson, Thomas Goisque (phot.)
Gallimard
plus...
Lettres sur l'égalité des sexes
Sarah Grimké
Labor et Fides
plus...
Le Sacrifice des paysans - Une catastrophe sociale et anthropologique
Pierre Bitoun, Yves Dupont
L'échappée
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Esthétique du machinisme agricole suivi de Petit danseur
Pierre Bergounioux, Pierre Michon
Le Cadran ligné
plus...
Une guerre d'extermination - Espagne, 1936-1940
Paul Preston
Belin
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À des années lumières
Marcel Cohen
Fario
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Le rang. Préséances et hiérarchies dans la France d’Ancien Régime
Fanny Cosandey
Gallimard
plus...
Écrits cartographiques
Elysée Reclus
Héros-Limite
plus...
Penser Avec Fukushima
Christian Doumet, Michaël Ferrier
Cécile Defaut
plus...
Rêve diurne, station debout et utopie concrète - Ernst Bloch en dialogue
Bloch Ernst
Lignes
plus...
Alternatives au gazon. Plantes et techniques couvre-sol pour climat sec
Olivier Filippi
Actes Sud
plus...
La cuisine de mon grand-père. Un trésor de recettes de Raymond à Bruno
Bruno Oliver
Alternatives
plus...
Solitudes I & II
Vincent Munier
Kobalann
plus...
Les Chants du Fil. Textiles tribaux du sud-ouest de la Chine
Philippe Fatin, Catherine Bourzat
Olizane
plus...
Habiter les ruines Transformer - Rénventer
Olivier Darmon
Alternatives
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Un hiver avec Schubert
Olivier Bellamy
Buchet-Chastel
plus...
Le cinéma en partage
Michel Ciment, N.T. Binh
Rivages
plus...
Intrigantes incertitudes
Lóránd Hegyi, Eugenio Viola
Fage
plus...
Saisons noires
Julien Coquentin
Lamaindonne
plus...
La terre
Hugues Jacquet (dir.)
Actes Sud
plus...
Paramin - Peter Doig - Derek Walcott
Harry Jancovici (dir.)
Actes Sud
plus...
Le mouvement des lieux - Petites histoires de paysage
François Letourneux
Buchet-Chastel
plus...
10 chaises
Dominique Ehrhard
Les Grandes Personnes
plus...
Le cours du paysage - L'histoire d'un projet sur le monde naturel de la préhistoire à nos jours
Christophe Girot
Ulmer
plus...
Hollywood, la cité des femmes - Histoires des actrices de l'âge d'or d'Hollywood, 1930-1955
Antoine Sire
Institut Lumière/Actes Sud
plus...
Paul Klee. L'ironie à l'œuvre
Angela Lampe (dir.)
Centre Pompidou
plus...
Masaccio
Alessandro Cecchi
Actes Sud
plus...
haut de page LITTÉRATURE

La Montagne magique
Thomas Mann

Fayard

Écrite entre 1912 et 1924, La Montagne magique est l’un des romans majeurs du vingtième siècle. Cette œuvre magistrale radiographie une société décadente et ses malades, en explorant les mystères de leur psychisme. Le jeune Hans Castorp rend visite à son cousin dans un luxueux sanatorium de Davos, en Suisse. Piégé par la magie de ce lieu éminemment romanesque, captivé par des discussions de haut vol, il ne parvient pas à repartir. Le jeune Allemand découvre son attirance pour un personnage androgyne et, au mépris du danger, se laisse peu à peu envoûter par cette vie de souffrances, mais aussi d’aventures extrêmes en montagne et de dévergondage, où fermentent des sentiments d’amour et de mort.
Évocation ironique d’une vie lascive en altitude, somme philosophique du magicien des mots, ce vertigineux « roman du temps » retrouve tout son éclat dans une nouvelle traduction qui en restitue l’humour et la force expressive.

784 p.
37,00 €

Cécile
Theodor Fontane

Les Belles Lettres

Dans la chaleur torride d'un début d'été, la très belle Cécile, épouse d'un riche officier en retraite, rencontre l'ingénieur civil Gordon. C’est un coup de foudre. L’atmosphère dans les montagnes du Harz est idyllique mais l’issue tragique est inévitable.
Rebelle à la misogynie qui habite les lettres française et allemande, Fontane fait de Cécile une victime de la société et des préjugés masculins. À l’arrière plan du récit, mais pour mieux l’éclairer, Fontane nous livre un tableau politique, social et religieux d’une allemagne bismarckienne encore dominée par une aristocratie qui répugne à abandonner ses privilèges

288 p.
25,00 €

Légende
Sylvain Prudhomme

Gallimard, L'arbalète

La Crau, désert de pierres aux portes d'Arles. Pays ras, pays nu, abandonné au mistral et aux brebis. C'est là que vivent Nel et Matt, l'un, fils et petit-fils de bergers, aujourd'hui photographe, l'autre, constructeur de toilettes sèches publiques, réalisateur à ses heures perdues.
Entre eux une amitié forte, belle. Jusqu'au jour où, travaillant à un nouveau film, Matt s'intéresse à la vie de deux cousins de Nel aujourd'hui disparus. Deux frères maudits, qui ont traversé comme des comètes ces mêmes paysages, se consumant à toute allure, en pleines années 1980.
Allers-retours à Madagascar, adolescence sans parents, fêtes, violence, liberté, insouciance : la trajectoire des deux frères, aussi brève qu'intense, se recompose peu à peu. Échos et correspondances se tissent entre passé et présent, renvoyant Matt et Nel à leurs propres choix, nous interrogeant, à notre tour, sur notre place dans le monde.

304 p.
20 €

Le monde d'hier (illustré)
Stefan Zweig

Flammarion

Stefan Zweig, l'auteur de 24 heures de la vie d'une femme et du Joueur d'échecs, adressa le manuscrit du Monde d'hier à son éditeur la veille de son suicide, en 1942. Au-delà du récit de sa vie, Zweig fait un formidable livre d'histoire, de géographie, un livre d'art, la narration d'un grand voyage qui le mena de la Vienne de 1900 au Paris de Montparnasse, du Berlin des années 1920 au Londres de 1940 -un chef-d’œuvre. Ce fin connaisseur de l'âme humaine y dresse également le portrait de tous les grands hommes qu'il croisa, de Freud à Mahler, d'Einstein à Klimt, en passant par Rilke, Rodin, Dalí…
C'est enfin la description des bouleversements dont Zweig a été le témoin, autant que la victime (la MittelEurope de 1900, le grand massacre de 1914-1918, la renaissance de l'Europe après-guerre, les espoirs suscités par la République de Weimar, les craintes du Moscou de Staline, l'ascension du nazisme). Le Monde d'hier est bel et bien la biographie du tournant du XXe siècle. De ce document unique et foisonnant, Laurent Seksik a rêvé de faire un beau livre, de marcher dans les pas de l'auteur en montrant ce que Zweig a vu. Des passages entiers du livre choisis avec soin seront ainsi illustrés de photographies et de documents d'époque (avec l'accès aux Archives Zweig de l'Université de l'État de New York), introduits et commentés par Laurent Seksik.

240 p.
29,90 €

Impossible ici
Sinclair Lewis

La Différence

En pleine période de crise économique, Berzelius « Buzz » Windrip, leader politique charismatique qui affirme incarner les vraies valeurs traditionnelles américaines, défait ses concurrents, dont Roosevelt, en promettant de lourdes réformes économiques et sociales afin de restaurer la grandeur du pays. Très vite, les pulsions autocratiques du nouveau Président apparaissent au grand jour. Alors même qu’il expédie tous ses opposants dans des camps et qu’il met sur pied une milice paramilitaire, il continue de jouir du soutien de la majorité des Américains. Longtemps oublié, ce roman captivant d’une lucidité à la fois drôle et glaçante, remarquablement traduit par Raymond Queneau, l’auteur de Zazie dans le métro, est aujourd’hui réédité et redécouvert aux États-Unis. Publiée pour la première fois en 1935, cette dystopie satirique peut sonner comme une mise en garde salutaire très actuelle pour tous ceux qui croient encore mordicus que l’avènement d’un candidat extrémiste est Impossible ici.

377 p.
20 €

Enfants dans le temps
Ricardo Menendez Salmon

Jacqueline Chambon

La fin d’un couple à travers la mort de leur fils, le récit de l’enfance imaginée de Jésus et le voyage d’une femme vers une île sont les trois fragments d’une histoire qui conduit au même étonnement : le fait aussi merveilleux qu’énigmatique que toujours, d’une manière ou d’une autre, la vie s'invente un chemin.

192 p. 21 €

Comment cette histoire a pris fin
Piero Calamandrei, Caterina Arciprete (ill.)

Conférence

Comment sera le monde s’il n’y a plus de regard humain pour le voir ? Piero Calamandrei, dans un texte inédit de 1950, imagine la catastrophe que les années de guerre et l’invention de la bombe atomique laissaient terriblement prévoir. Mais cette fois, seuls les hommes disparaissent, et le monde est rendu vertigineusement à lui-même. Par bonheur, il ne s’agit que d’un conte... Le grand juriste que fut Piero Calamandrei laisse place à la mélancolie discrète et pénétrante de l’auteur de l’Inventaire d’une maison de campagne : une leçon d’amour du monde, un monde où «les choses semblent avoir acquis par des siècles de civilisation le don de la mesure et de la simplicité » — mais aussi le rappel de cette évidence que s’il faut bien le quitter un jour, que ce soit sans y avoir manqué.

64 p.
21,00 €

La Pipe qui prie & fume
Maurice Chappaz

Conférence

Dernier livre du poète et vigneron suisse, né en 1916, d’une souveraine liberté de style et de pensée : méditation sur les paysages et l’allure du temps où nous sommes, aux confins de l’âge. "C’est tel ou tel amour qui nous juge. Et nous emporte". Quel monde choisissons-nous ?
Durant l’été 2003, Maurice Chappaz se retire aux Vernys, son chalet sans route d’une haute vallée valaisanne. Il y médite au gré des heures, sur ce qu’il voit et sur ce qu’il ressent du monde qui vient, au bout de l’âge. Chaque élément concret (la brume qui passe sur une forêt de mélèzes, la visite d’un renard, les pentes et les dévalées où cueillir champignons ou framboises) invite dans sa matière même à la pensée de l’existence. Qu’est-ce qui tient ? « Le bonheur passe comme un coup de faux » : et cependant il demeure, pour peu qu’on accepte d’être écrit par les lieux et par le temps ; l’esprit et les choses se traversent et s’échangent : « Cueilli quelques agarics blancs aux dessous de soie rose : nous mendions notre pitance aux prés. Entre pluie ou bruine, je m’attends moi-même (…) tandis que je mordille dans l’au-delà ».
Pierre-Yves Gabioud, peintre et graveur vivant dans le val Ferret, a accompagné les 26 journées de cette méditation par 26 monotypes reproduits dans l’édition.

200 p.
33,00 €

En attendant l'aube
Mario Rigoni Stern

La fosse aux ours

« Il avait recommencé à neiger ; la chienne s’était endormie contre mes jambes ; mes vêtements étaient presque secs et il y avait là un bon silence. La chaleur du feu, l’amitié d’Albino que je sentais, le lièvre que j’avais dans mon sac, les trois gorgées de marc donnaient un bon goût à la vie. »

96 p. 13 €

Ce qui désirait arriver
Leonardo Padura

Métailié

En quelques mots, on y est. Cuba, La Havane, comme un regret sans fond, comme la musique d’un vieux boléro. Un doigt de rhum Carta Blanca (quand il en reste), soleil de plomb, solitude. Magie des décors qui n’ont pas besoin de description, ou si peu.
Les héros de Padura sont des tendres ; ils se heurtent à la société, au destin, au temps qui passe ; à ce désir qu’ont les choses, souvent, d’arriver contre notre gré, sans nous consulter. Ainsi, les toits qui s’effondrent, les pénuries de rhum, le départ intempestif d’êtres aimés.
On trouve de tout dans ce recueil de nouvelles, amours bêtement gâchées, soldat en fin de mission à Luanda, archange noir, nuits torrides, jeunes gens désœuvrés, fonctionnaires désabusés, souvenirs cuisants…
On trouve surtout le sel des romans de Leonardo Padura, sa marque de fabrique : l’humanité qui irradie à chaque ligne, la nostalgie des vies qu’on ne vit pas, et l’art suprême de nous plonger dans une île qu’on emporte toujours avec soi.

240 p.
18 €

Dans le tourbillon
José Antonio Labordeta

Attila

Un homme est attaché à un arbre, avec sa mule, en train de pourrir au soleil. Il ressasse les événements qui l’ont mené là.
À cette scène centrale, obsédante, ramènent tous les autre épisodes du roman. Cet homme, c’est Braulio, l’usurier. Alors que les rumeurs d’un soulèvement militaire ont semé la panique dans le village, et que des clans ont commencé à se former, les tensions convergent toutes vers lui, qui s’est rempli les poches avec l’argent des uns et des autres. Une horde d’excités décide de lui régler son compte. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu… et une chasse à l’homme commence à travers une nature desséchée par un soleil de plomb. Chacun laisse libre cours en lui, comme malgré lui, à la violence et au fanatisme.
Un récit faulknerien sur les haines ancestrales d’un village de montagne, aux premiers jours d’une guerre civile.

144 p.
15 €

Numéro 11. Quelques contes sur la folie des temps
Jonathan Coe

Gallimard

Rachel et son amie Alison, dix ans, sont très intriguées par la maison du 11, Needless Alley, et par sa propriétaire qu’elles surnomment la Folle à l’Oiseau. D’autant plus lorsqu’elles aperçoivent une étrange silhouette à travers la fenêtre de la cave.
Val Doubleday, la mère d’Alison, s’obstine quant à elle à vouloir percer dans la chanson, après un unique succès oublié de tous. En attendant, elle travaille – de moins en moins, restrictions budgétaires obligent – dans une bibliothèque et trouve refuge dans le bus numéro 11, pour profiter de son chauffage et de sa chaleur humaine. Jusqu’à ce qu’un appel inespéré lui propose de participer à une émission de téléréalité.
Quelques années plus tard, dans un quartier huppé de Londres, Rachel travaille pour la richissime famille Gunn, qui fait bâtir onze étages supplémentaires… souterrains. Piscine avec plongeoir et palmiers, salle de jeux, cinéma, rien ne manquera à l’immense demeure. Mais plus les ouvriers s’approchent des profondeurs du niveau –11, plus des phénomènes bizarres se produisent. Si bien que Rachel croit devenir folle.
À travers ce roman construit autour du chiffre 11, Jonathan Coe tisse une satire sociale et politique aussi acerbe que drôle sur la folie de notre temps. Il croque ses contemporains britanniques, gouvernés par une poignée de Winshaw – descendants des héros malveillants de Testament à l’anglaise –, capture dans sa toile les très riches et leurs serviteurs, leurs frustrations, leurs aspirations et leur démesure, avec une virtuosité toujours aussi diabolique.

448 p.
23 €

Le Talon de fer
Jack London

Libertalia

« Quelques secondes plus tard, l’avant-garde de la colonne est passée devant nous. Ce n’était pas, à proprement parler, une colonne… C’était la populace qui déferlait dans la rue comme un fleuve de boue. C’était le peuple de l’abîme, enragé par la gnôle et les mauvais traitements, qui s’était enfin dressé d’un bloc et poussait son rugissement, assoiffé du sang de ses maîtres. »

Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d’anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et… impitoyable répression.
Roman socialiste à thèse, récit d’amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

Cette édition propose une nouvelle traduction intégrale, un important appareil critique ainsi qu’un cahier iconographique reproduisant plusieurs pages du manuscrit original.

464 p.
16 €

Modernité
Italo Svevo

Finitude

Dans les années 20, alors que l’Europe se reconstruit sur les ruines de la Première Guerre mondiale et voue un culte à la modernité, Italo Svevo est le témoin de ses bouleversements politiques, culturels et technologiques.
Pour des raisons professionnelles, il se rend régulièrement à Londres et prend le pouls de cette Europe friande de vitesse, de spectacles, mais aussi d’équité sociale.
Ses chroniques, publiées dans la presse triestine, sonnent comme un état des lieux du vieux monde. En véritable visionnaire, il s’interroge sur le devenir des villes, de la culture, ou de la paix, souvent avec ironie, toujours avec légèreté, la légèreté de la fumée de son éternelle cigarette.

152 p.
15,50 €

M pour Mabel
Helen MacDonald

Fleuve

Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser.
De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, le déni, la colère, la tristesse, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va se procurer un rapace de huit semaines, le plus sauvage de son espèce, Mabel. Réputé impossible à apprivoiser. Elle va s’isoler du monde, de la ville, des hommes. Et emprunter un chemin étonnant.
« Des clairières. Voilà ce qu’il me fallait. Peu à peu, mon cerveau retrouvait ses points de repère et reprenait possession d’espaces inutilisés depuis des mois. Je passais ma vie depuis si longtemps dans des bibliothèques et des salles des professeurs, à fixer des écrans d’ordinateurs, à corriger des essais et à traquer des références universitaires. Ceci était une tout autre chasse. Ici, j’étais un tout autre animal. »

400 p.
19,90 €

Les Saintes du scandale
Erri De Luca

Mercure de France

«Elles s’appellent Tamàr, Rahàv, Ruth, Bethsabée, Miriam-Marie.
La première se vêtit en prostituée pour s’offrir à l’homme désiré.
La deuxième était prostituée de profession et trahit son peuple.
La troisième se glissa la nuit sous les couvertures d'un riche veuf et se fit épouser.
La quatrième fut adultère, elle trahit son mari qui fit tuer son amant.
La dernière tomba enceinte avant ses noces et l’enfant n’était pas de son époux.»

103 p.
15 €

Seuls sont les indomptés
Edward Abbey

Gallmeister

Au milieu des années 1950, Jack Burns reste un solitaire, un homme hors du temps. Il s’obstine à parcourir le Nouveau-Mexique à cheval, vit de petits boulots et dort à la belle étoile. Lorsqu’il apprend que son ami Paul vient d’être incarcéré pour avoir refusé de se soumettre à ses obligations militaires, Jack décide de se faire arrêter. Retrouver Paul en prison et s’évader ensemble, tel est son plan. Mais il n’imaginait pas que son évasion déclencherait une traque d’une telle ampleur. Nul ne peut impunément entraver la marche de l’ordre et du progrès.
Seuls sont les indomptés est un chef-d’œuvre d’Edward Abbey, auteur insoumis et emblématique de l’Ouest américain, qui dévoile avec cette échappée sauvage le prix à payer pour la liberté.

360 p. 23,80 €

Le grand jeu
Céline Minard

Rivages

Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d’un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ?
Outre la solitude, elle s’impose un entraînement physique et spirituel intense fait de longues marches, d’activités de survie, de slackline, de musique et de la rédaction d’un journal de bord.
Saura-t-elle « comment vivre » après s’être mise à l’épreuve de conditions extrêmes, de la nature immuable des temps géologiques, de la brutalité des éléments ? C’est dans l’espoir d’une réponse qu’elle s’est  volontairement préparée, qu’elle a tout prévu.
Tout, sauf la présence, sur ces montagnes désolées, d’une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions...

192 p.
18 €

Condor Live - Livre-CD
Caryl Feray, Bertrand Cantat

Gallimard

Livre avec 1 CD

Des bas-fonds de Santiago au désert d'Atacama, l'histoire du Chili depuis les années 1970 rejoint celle du couple formé par Gabriela, une jeune vidéaste mapuche, et Esteban, un avocat qui tente d'expier un héritage familial trouble en défendant les causes perdues, le temps d'une enquête menée sous la forme d'un road-trip.

410 p.
25 €

Le vaisseau des morts
B. Traven

La Découverte

Le bateau de Gerard Gale a quitté le port d’Anvers sans lui. Commence alors pour ce marin américain une odyssée à travers l’Europe des années 1920. Sans papiers, sans argent, il n’est plus rien, n’existe plus, chaque pays tente de se débarrasser de lui en lui faisant passer la frontière la plus proche en douce. Il s’embarque finalement sur la Yorikke, un vaisseau fantôme, un « vaisseau des morts », cercueil flottant voué au naufrage pour que l’armateur puisse toucher la prime d’assurance, et toujours assez bon, tant qu’il tient l’eau, pour se livrer à tous les trafics. Il y connaîtra l’enfer.
Premier roman de B. Traven, publié en Allemagne en 1926, Le Vaisseau des morts (proposé ici dans une traduction enfin intégrale) dénonce capitalisme et inégalités sociales sans fausse candeur. Si le burlesque l’emporte dans les premières pages, le réalisme s’impose bientôt pour décrire les conditions d’existence de ceux qui, dépouillés de tous leurs droits, morts vivants, acceptent les indignités les plus scandaleuses, sans pourtant cesser d’espérer.

294 p.
12,50 €

Adieu je pars a la gare
Arthur Cravan

Cent Pages

Poète et boxeur britannique de langue française, Arthur Cravan, est né le 22 mai 1887 à Lausanne. De son vrai nom Fabian Avenarius Lloyd, il était le neveu d'Oscar Wilde qui avait épousé la soeur de son père. Après une vie brève et intense, entre Berlin, Munich, Rome, Paris, Barcelone, New York et Mexico, une relation fulgurante avec la poétesse américaine Mina Loy, il disparût mystérieusement à l'âge de trente et un ans, au large du Golfe du Mexique, sans que son corps soit jamais retrouvé.
De 1912 à 1915, à Paris, il fut l'éditeur et l'unique rédacteur de la revue Maintenant, dont il produisit cinq numéros, mêlant poèmes, critiques littéraires et artistiques aux excentricités et provocations de toutes sortes. Sa réputation scandaleuse est aussi attachée aux conférences tumultueuses qu'il a multipliées à Paris comme à New York.

84 p.
15 €

Les muselés
Aro Sainz de la Maza

Actes Sud

Dans un sous-bois à la lisière de Barcelone, caché sous des feuilles mortes, gît le corps d’une jeune femme à l’aspect en tout point ordinaire, si ce n’est ses ongles, impeccablement manucurés : une étudiante de famille modeste qui finance ses études au service de recouvrement de créances dans un cabinet d’avocats, et arrondit ses fins de mois en faisant l’escort-girl.
Quelques jours plus tard, un des associés du cabinet qui l’employait est retrouvé mort dans son appartement cossu du centre-ville. De la chaîne hifi high-tech s’échappent encore des accords de blues, tandis que le champagne s’évente sur le comptoir de marbre noir.
L’enquête s’annonçait déjà ardue quand un sadique entreprend d’exposer dans les squares, à la vue des enfants, des chiens empalés. Les plaintes fusent et la pression est à son comble pour l’inspecteur Milo, chaque jour un peu plus gagné par la schizophrénie qui a déjà emporté son père et ronge désormais son frère Hugo. Mais ces troubles psychotiques qu’il essaie d’endiguer sont aussi sa plus grande force : une capacité hors pair à se mettre dans la peau des meurtriers.
Le pouvoir politique veut des arrestations pour ramener l’ordre dans la ville et refuse d’entendre les clameurs d’une cohorte d’Indignés pris au collet par le chômage, la corruption et la misère, prêts à tout pour simplement survivre. Mais qui sont les coupables ? Ces victimes ?

368 p.
22,80 €

O.P. (ordre public)
Ramón Sender

Le nouvel Attila

Années 20, à Madrid. Un vent de révolte souffle sur la Moncloa, la plus grande
prison pour hommes de la capitale. Un jeune journaliste incarcéré, double de l’auteur Ramón Sender, interroge la société, ses raisons d’enfermer et de nuire à la liberté individuelle. À travers de longues conversations, celui-ci devient l’ami du Vent, qui incarne à travers ses sifflements la colère des détenus. Syndicalistes, homicides, escrocs, ouvriers, gitans aux parlers forts en gouaille, ceux-ci se rebellent contre la rigueur des conditions de détention… une mutinerie sévèrement réprimée dans la violence par la pénitentiaire.
En s’inspirant de sa propre expérience de la prison, Ramón Sender tisse un roman à multiples facettes : tour à tour lyrique, philosophique, politique, réaliste, humoristique, parfois même théâtral, O.P. a aussi valeur de reportage.
O.P., « ordre public », deux lettres qui dénoncent la répression sous la dictature de Primo de Rivera dans les années 20 en Espagne, qui creuse les clivages au sein de la population espagnole, entre syndicalistes, anarchistes, intellectuels, politiques, membres du clergé… clivages dont on connaît le rôle dans le dénouement de la guerre civile.

238 p.
18 €

Voyage au centre
Pierre Patrolin

POL

Si on veut essayer de se représenter quelqu’un qui décide, un matin au réveil, de se rendre jusqu’au centre de la Terre depuis la chambre de son appartement parisien, il faut d’abord commencer par l’imaginer préparer une tasse de café avant d’emprunter l’escalier qui descend de chez lui vers la rue. Puis atteindre les caves qui s’enfoncent sous le bâtiment, et se diriger, tant bien que mal, vers les couches plus profondes du sous-sol du Bassin parisien. Tout commence donc par la perception du sol et du parquet, la conscience du galbe de la tasse entre les doigts et de l’amertume du café dans le gosier, ou du matelas et des draps dans le lit. Puis, parvenu dans les rues de Paris, celle des trottoirs et des chaussées, et la réponse sensible du sol sous chaque pied. Dans la quête naturelle d’un point de départ, nécessaire pour entamer le voyage vers l’intérieur de la terre depuis la surface du sol. Sans imaginer encore ce qu’il y en dessous. Dans la seule intention de s’enfoncer progressivement dans l’épaisseur de la planète. Et son obscurité. Mais, depuis la douche jusqu’à la cafetière, il faut également parvenir à concevoir ce que peut signifier l’idée du centre d’une terre dont la masse et la substance paraissent inaccessibles. Et inconnues. Pour entreprendre un voyage impossible, et atteindre ce que la science actuelle présume être une sor te de boule de feu, il faut aussi échafauder les conditions du possible et de son contraire, et envisager les conditions techniques d’une telle odyssée vers des températures, des pressions et une pesanteur considérables. Sous les contraintes extrêmes que devra supporter le vaisseau. Et le corps du voyageur. Et surtout, afin de pouvoir suivre le personnage emporté dans cette aventure, il faut savoir partager chacune de ses inspirations, et les vertiges physiologiques, physiques aussi bien que métaphysiques, qu’il devra éprouver en chemin. Accepter l’expérience du silence et de l’obscurité, la géométrie d’un déplacement sans paysage, la désorientation naturelle d’un corps privé des repères usuels qui n’ont plus de raison d’être quand on prétend se rendre au coeur de la matière, au point d’admettre qu’un tel voyage sera devenu un voyage dans le temps autant qu’un voyage dans l’espace.

304 p.
18 €

La Cheffe, roman d'une cuisinière
Marie Ndiaye

Gallimard

«Elle trouvait excessives les louanges dont on s’est mis à couvrir sa cuisine.
Elle comprenait les sensations puisqu’elle s’appliquait à les faire naître, n’est-ce pas, et que leur manifestation sur la figure des convives l’enchantait, c’est tout de même bien ce à quoi elle s'évertuait jour après jour, depuis tant d’années, presque sans repos.
Mais les mots pour décrire tout cela lui paraissaient indécents.»
Le narrateur raconte la vie et la carrière de la Cheffe, une cuisinière qui a connu une période de gloire, dont il a longtemps été l’assistant – et l’amoureux sans retour. Au centre du récit, la cuisine est vécue comme une aventure spirituelle. Non que le plaisir et le corps en soient absents, au contraire : ils sont les instruments d’un voyage vers un au-delà – la Cheffe allant toujours plus loin dans sa quête d’épure.
Les phrases de Marie NDiaye se déploient lentement, comme pour envelopper le lecteur avec un charme constricteur. Les replis de l’âme de chaque personnage sont explorés avec une détermination calme dans la volonté de dissoudre la pénombre des êtres. Le récit dévoile une humanité violente, claire, à la fois mélancolique et enviable.

288 p.
17,90 €

Romans
Italo Svevo

Gallimard

Ce volume contient Écrits intimes (Extraits) - Une vie - Selinità - La Conscience de Zeno.
«Vers la fin de l'après-midi, ne sachant à quoi m'occuper, je pris un bain. Je sentais sur mon corps une souillure et j'éprouvais le besoin de me laver. Mais une fois dans ma baignoire, je pensai : "Pour me nettoyer, être vraiment net, il faudrait que je sois capable de me dissoudre tout entier dans cette eau." En moi toute volonté était si bien abolie que je ne pris même pas le soin de m'essuyer avant de remettre mes vêtements. Le jour tomba. Je restai longtemps à ma fenêtre à regarder, dans le jardin, les feuilles nouvelles des arbres ; et, là, je fus pris de frissons. Avec une certaine satisfaction, je pensai que c'était un accès de fièvre. Je ne souhaitais pas la mort, mais la maladie ; une maladie capable de me servir de prétexte pour faire ce que je voulais, ou de m'en empêcher.»
La Conscience de Zeno, chap. VI.

Vivre de mes rêves - Lettres d'une vie
Anton Tchekov

Laffont

« Dans l'histoire de la littérature, écrit Simon Leys, je ne vois guère que Tchekhov chez qui la qualité de l'homme semble avoir correspondu à la qualité de l'artiste. »Vivre de mes rêves en est l'illustration. C'est le roman vrai de la vie d'un génie humble, soucieux du sort des autres, d'une rare générosité, et dont, par-delà le temps, on aimerait conquérir l'amitié bienveillante, moqueuse, tendre et fidèle...
Cette vaste correspondance permet d'accompagner au fil de son existence cet écrivain soucieux de son art qui était aussi un homme dévoué à sa famille et à ses amis et un médecin animé par une conception humaniste de son métier et une inquiétude profonde devant l'absurdité de la condition humaine. Tchekhov y raconte sa passion du théâtre, son voyage comme reporter sur l'île-bagne de Sakhaline, ses démêlés avec ses éditeurs... Il nous permet aussi de partager les secrets d'un style unique, exquis et délicat.
Ce choix de lettres – dont certaines, longtemps censurées pour cause d'« indécence », sont traduites ici pour la première fois dans leur intégralité – se lit comme une véritable autobiographie, permettant d'approcher leur auteur au plus près de sa vérité d'homme et d'écrivain. C'est un Anton Tchekhov intime qui s'offre à nous, jusque dans les dernières années de sa vie, au moment ou, alors que la maladie va l'emporter inexorablement, il découvre l'amour et le bonheur. Un chef-d'oeuvre d'humour et d'émotion.

1120 p.
32,00 €

haut de page BANDE DESSINÉE
haut de page ESSAIS

Les Idées noires de la physique
Vincent Bontems, Roland Lehoucq

Les Belles Lettres

Ciel noir, corps noir, trou noir, matière noire et énergie noire : pourquoi les physiciens éprouvent-ils le besoin de noircir certaines de leurs idées ?
Loin d'être anecdotique, cette interrogation permet de traverser l'histoire de la physique et d'en soulever une bonne part des enjeux actuels. L’énigme du ciel noir a préoccupé les astronomes pendant des siècles ; l’étude du rayonnement du corps noir est à l’origine de la révolution quantique ; le trou noir est une singularité cosmique fascinante ; la matière noire et l’énergie noire sont des hypothèses mystérieuses de la cosmologie contemporaine. À partir de leurs disciplines respectives, l’astrophysicien Roland Lehoucq et le philosophe des sciences Vincent Bontems éclairent tour à tour la signification du qualificatif « noir » pour chacune de ces idées. Il ne s’agit donc pas d’un livre de vulgarisation classique, mais d’un dialogue où se répondent la signification scientifique de la couleur noire et la rêverie sur les métaphores ténébreuses. Dans le sillage de Gaston Bachelard, qui fut le premier à pratiquer ainsi en parallèle l’épistémologie et la psychanalyse de l’imaginaire, ces deux chercheurs proposent de manière complice une excursion dans les méandres de la recherche en alternant les éclairages critiques et émerveillés pour en dissiper l’obscurité. Les idées noires de la physique s’y révèlent instructives et inspirantes.

208 p.
17,90 €

Berezina - Moscou-Paris en side-car : 4 000 Km sur les traces de Napoléon
Sylvain Tesson, Thomas Goisque (phot.)

Gallimard

Moscou-Paris en side-car : une folle épopée de 4 000 Km sur les traces de Napoléon. Septembre 1812, Napoléon entre dans Moscou. Les Russes ont mis le feu à la ville, bientôt elle sera réduite à un tas de cendres. L’Empereur tergiverse, se décide à rebrousser chemin. Il donne le coup d’envoi de la retraite de Russie, une page d’histoire passée à la légende pour la somme de ses souffrances et de ses actes héroïques. Quatre mille kilomètres de Moscou à Paris à la mémoire des soldats de la Grande Armée, guidé par les spectres de 1812, pour saluer les fantômes de l’Histoire à travers les plaines blanches.

256 p.
29,90 €

Lettres sur l'égalité des sexes
Sarah Grimké

Labor et Fides

Sarah et Angelina Grimké, actives militantes de la lutte contre l’esclavage au XIXe siècle, jouèrent un rôle majeur au sein du féminisme naissant aux Etats-Unis. Les arguments bibliques et théologiques qui leur permettent de défendre les droits du Noir face au Blanc servent ainsi à promouvoir la femme. Dans ces Lettres sur l’égalité des sexes, elles condamnent avec une cinglante ironie les traditions masculines et se livrent en particulier à une analyse libre et nouvelle d’un certain nombre de passages bibliques sur les relations entre l’homme et la femme. Précédé d’une passionnante introduction historique du professeur Michel Grandjean, ce texte méconnu garde toute son actualité au moment où les Etats-Unis s’apprêtent peut-être à élire la première femme présidente.

280 p.
23,00 €

Le Sacrifice des paysans - Une catastrophe sociale et anthropologique
Pierre Bitoun, Yves Dupont

L'échappée

Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s’est étendu à l’ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L’époque est aujourd’hui aux fermes-usines et aux usines que l’on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience.
Le sacrifice des paysans est l’un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s’est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des « Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses ». Puis ils expliquent comment le long travail d’« ensauvagement des paysans » a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales.
De ce véritable ethnocide, qui a empêché l’alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n’avons pas fini, tous, de payer le prix.

336 p.
19 €

Esthétique du machinisme agricole suivi de Petit danseur
Pierre Bergounioux, Pierre Michon

Le Cadran ligné

48 p.
13 €

Une guerre d'extermination - Espagne, 1936-1940
Paul Preston

Belin

"Paul Preston révèle l'ampleur de la violence de la guerre civile espagnole"
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'État contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi-million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en œuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs…
Professeur à la London School of Economics, Paul Preston est reconnu dans le monde entier comme le plus grand historien de la guerre d'Espagne. Une guerre d'extermination, son œuvre majeure, éclaire de façon poignante et implacable une dimension sous-estimée et peu connue de l'histoire de l'Europe contemporaine.

890 p.
29,90 €

À des années lumières
Marcel Cohen

Fario

Que s’est-il passé, au début du vingtième siècle, touchant à la vie des hommes, à leur esprit et à leur cœur, quelle rupture a entraîné le monde à des années lumières de ce que fut ou de ce que nous avons cru être une civilisation. Un monde existait avec ses drames, sa misère, ses brutalités et ses monstres, et il y eut bien des prémisses alarmants ; mais une part de ce monde semblait encore tournée vers l’évidence de certaines aspirations, de certaines hauteurs ; il a pris fin, laissant soudain la place à des inventions inédites : l’abattage de masse industrialisé, la domination étatique implacable, le règne sans égal des contraintes du calcul dans tous les domaines. Si la guerre de 14-18, puis la Shoah et le Goulag ont culminé comme abominations sans précédents, il n’est pas certain que la « paix » revenue, nous soyons sortis de ces logiques. L’emprise généralisée de l’économie en temps de paix n’est pas sans lien avec ce que, dans la guerre, le vingtième siècle a su accoucher de pire.
En ces temps de la vie et de la régulation en masse, quel sens peuvent avoir, dans et pour la culture, l’univers intérieur des êtres, les destins singuliers, ou le souci esthétique ? Marcel Cohen interroge ces impasses et ces contraintes auxquelles nous sommes voués, dans une série de notes concises, précises, documentées.

72 p. 11 €

Le rang. Préséances et hiérarchies dans la France d’Ancien Régime
Fanny Cosandey

Gallimard

L’idéologie républicaine, empreinte d’esprit de fraternité, postule que les hommes naissent libres et égaux en droit. Sous l’Ancien Régime, c’est la question du rang qui gouverne l’organisation sociale, et, à travers titres et dignités, la place occupée qui dit l’identité des êtres et des lignages, le pouvoir des acteurs.
Étudié par Fanny Cosandey dans l’entourage royal, le rang s’offre en observatoire des rapports de forces des sujets entre eux et, surtout, avec le monarque. Celui-ci, soucieux de manifester sa capacité d’ordonner, se joue du cérémonial comme d’un attribut de la puissance souveraine et d’un instrument des relations sociales.
Les manuscrits conservés par les maîtres de cérémonie livrent les ressorts de l’agencement des préséances : de l’organisation palatiale à l’ordre parfait de Versailles ; des querelles de rang à l’art du rituel ; du jeu monarchique des placements à la permanence dynastique ; de la conception patrimoniale des rangs à la difficulté de penser l’individu (et le statut des femmes en milieu politique masculin).
Au final, les tensions issues de la loi du rang mettent bien en relief les contradictions de l’Ancien Régime : d’un côté, une royauté marquée par les origines féodales de la puissance souveraine ; de l’autre, une société focalisée sur un idéal de conservation des privilèges que les déplacements cérémoniels viennent sans cesse contester. L’arbitrage des querelles se révélera un inusable outil dans les mains du monarque.
Ce livre n’est pas la description d’un ordre social totalement dépassé. La France est sans doute un des pays démocratiques qui accorde le plus d'importance aux places, au protocole et au rang. D’où l’intérêt de comprendre cet héritage de l’absolutisme.

496 p.
28,00 €

Écrits cartographiques
Elysée Reclus

Héros-Limite

A l’heure où le pouvoir de la cartographie paraît sans limite, où, par la force et la vitesse de calcul, les artifices et les conventions qui l’ont rendue possible s’estompent de plus en plus et deviennent de plus en plus difficiles à discerner, son ambivalence doit être plus que jamais soulignée. A la fois remède et poison, la carte peut en effet figurer comme défigurer le monde, nous mettre en relation comme faire écran. A la réflexion, le cartographe n’est pas tant celui qui dessine la carte que celui qui va conserver en lui, coûte que coûte, la capacité d’être questionné par ce qu’il est en train de réaliser ou d’utiliser. Dans l’esprit d’Élisée Reclus (1830-1905) ce questionnement s’inscrit dans la volonté de nous en tenir toujours à la vérité géographique, quand bien même «toutes les représentations et tous les symboles de la vie sont sans grand rapport avec la vie elle-même», quand bien même «nos ouvrages sont dérisoires en regard de la nature». Il sait que c’est un cas de conscience pour les géographes et les cartographes de toujours montrer la surface terrestre telle qu’ils la savent être et non telle que l’on voudrait qu’elle paraisse. Conscience cartographique donc, marquant le chemin à parcourir jusqu’à la «cartographie vraie», ainsi que la distance nous en séparant encore. Écrits cartographiques rassemble les écrits cartographiques majeurs, pour une part inédits, d’Élisée Reclus et de ses proches collaborateurs, Paul Reclus, Charles Perron et Franz Schrader. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin d’une cartographie capable de donner à sentir et percevoir l’unité terrestre, en son tout et en ses parties. Les objets (globes, cartes, reliefs) conçus et imaginés par Reclus et ses proches l’ont été dans ce but.

208 p.
12,00 €

Penser Avec Fukushima
Christian Doumet, Michaël Ferrier

Cécile Defaut

«Penser avec Fukushima» : avec prend ici la place d’un autre mot qu’on attendrait, mais qu’on doit s’interdire d’écrire, du moins tant qu’on n’a pas réfléchi à ce qu’il signifie désormais : après. L’ensemble d’événements rassemblés sous le nom de Fukushima n’a en effet pas achevé son déroulement, quoi que certaines voix intéressées essaient d’en dire, et c’est pourquoi après serait une erreur objective. Il n’y a pas, pour l’instant, d’après Fukushima, et au fond, l’alarme dont ce livre est aussi la traduction tient à ce détail sémantique d’importance majeure.
S’il n’y a pas d’«après-Fukushima», au sens où on pourrait passer à autre chose, « dépasser » Fukushima, il existe en revanche un monde – à décrire, à critiquer, mais aussi à construire et à accompagner – à partir de cette catastrophe. Les auteurs que réunit ce livre, venus d’horizons variés (géographie, histoire de l’art, japonologie, littérature, philosophie, poésie), s’efforcent tous de penser le monde sur lequel pèse l’ombre de Fukushima, avec Fukushima, c’est-à-dire en tenant compte de cet événement, des nouveaux paradigmes qu’il suscite et des nouvelles réflexions qu’il exige, dans la proximité sans cesse renouvelée de ses paysages et de ses habitants.

304 p.
26,40 €

Rêve diurne, station debout et utopie concrète - Ernst Bloch en dialogue
Bloch Ernst

Lignes

Ouvrage traduit, présenté et annoté par Arno Münster
Grand entretien inédit en français avec l’auteur du Principe Espérance, l’un des grands livres de pensée du XXe siècle. Une autobiographie, en quelque sorte, vivante, passionnante.
Long entretien inédit en français avec l’auteur du Principe Espérance, l’un des grands livres de pensée du XXe siècle, réalisé en 1974, soit trois ans avant sa mort. Où Ernst Bloch revient dans le détail sur son itinéraire intellectuel et politique.
Sur son enfance, passée dans un milieu familial modeste, acculturé ; sur la formation de sa pensée, ensuite : Schopenhauer, pour commencer, puis Schelling, et, simultanément, Luxemburg, Marx et Engels (premières lectures politiques) ; Hegel enfin.
Bloch évoque ensuite ceux grâce auxquels cette formation s’est affinée : Simmel, puis Lukács avec qui il se lia d’amitié. Amitié qu’il eut aussi, après 1918 et son premier livre, L’Esprit de l’utopie, pour Benjamin, Kracauer, Adorno, Klemperer, Weill et Brecht, dont il fait autant de portraits vivants et beaux.
Les rapports du communisme au nazisme y sont longuement évoqués, qui occupèrent une place importante dans sa vie politique, et les concepts de ses livres principaux clairement explicités : d’Héritage de ce temps à l’œuvre maîtresse, Le Principe Espérance.
La biographie, dans cet entretien, n’est jamais distincte de l’analyse ; elles s’entremêlent. Rêve diurne, station debout et utopie concrète constitue en quelque sorte une autobiographie intellectuelle, vivante, passionnante.

180 p.
19 €

Bilan de l'histoire
René Grousset

Desclée de Brouwer

« René Grousset est un merveilleux historien, d'un immense talent, je dirais presque de génie ; il a cette caractéristique appréciable qui consiste à pouvoir jouer sur tous les claviers à la fois, du pittoresque au pathétique, et surtout à faire les rapprochements les moins banals et les plus vrais entre des faits que séparent des siècles ou des millénaires de préjugés ou d'erreurs. Il est un événementiel qui sait dominer l'événement et le situer dans son cadre d'ordre historique et cosmique. » Robert Aron
René Grousset nous lègue un précieux héritage avec cette histoire universelle, écrite au lendemain de la guerre de 39-45, et pourtant combien actuelle et indispensable pour nourrir et éclairer la réflexion aujourd'hui.

400 p.
20,90 €

Sibérie
Olivier Rolin

Verdier poche

« Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n’y va pas de main morte. L’Histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards et des déportés, l’un des noms du Malheur au XXe siècle.
On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C’est mon cas.
Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d’une inclination contre-nature… »
Olivier Rolin

96 p.
6,50 €

André Breton
Julien Gracq

José Corti

205 p. 13.90 €

Le point aveugle
Javier Cercas

Actes Sud

Ce recueil rassemble les conférences données par l'auteur à l'université d'Oxford. Sur les questions sans réponses, les énigmes insolubles et les ambigüités nécessaires qui font l'essence du roman et placent le lecteur en son centre : le point aveugle.
Écrire un roman consiste à plonger dans une énigme pour la rendre insoluble, non pour la déchiffrer (…). Cette énigme, c’est le point aveugle, et le meilleur que ces romans ont à dire, ils le disent à travers elle : à travers ce silence pléthorique de sens, cette cécité visionnaire, cette obscurité radiante, cette ambiguïté sans solution. Ce point aveugle, c’est ce que nous sommes.
J. C.

224 p.
18,80 €

Charlotte Delbo - La vie retrouvée
Ghislaine Dunant

Grasset

« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ».
G. D.

608 p.
24 €

Un destin
Georges-Arthur Goldschmidt

Ed. de l'éclat

«Ces quelques ‘réflexions’ qui, volontairement, évitent la cohérence d’un long texte théorique, ne sont que l’expression de surgissements ­quotidiens nés d’une condition particulière et par là même universelle. Savoir, dès le plus jeune âge, qu’on est frappé de quelque mystérieuse interdiction d’exister force à une interrogation quotidienne qui ne tarde pas à devenir certitude. On sent au fond de soi quelque chose d’indéfinissable, une vague et incessante pesanteur qui est toujours là lorsqu’on veut se laisser aller à quelque enthousiasme, à quelque découverte. En as-tu vraiment le droit, toi qu’on laisse vivre ? Dès l’enfance, tout est en place et désormais rien n’échappera plus à l’attention. Très tôt, on se surprend soi-même en flagrant délit d’on ne sait quoi. »
Il s’agit dans ce livre de la destinée d’un citoyen ­français d’origine allemande et de confession protestante que Hitler fit juif.

128 p.
12,00 €

Introduction à la Divine Comédie
Carlo Ossola

Ed. du Félin

La Divine Comédie de Dante parle de chacun de nous. Un grand nombre de ses vers sont devenus des proverbes, des maximes morales, des sentences, auxquels nous avons recours pour donner plus de force à nos jugements.
Composée au début du XIVe siècle, la Commedia est l'œuvre de Dante la plus célèbre et l'un des plus importants témoignages de la civilisation médiévale. Connue et étudiée dans le monde entier, elle est tenue pour l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature.
Pendant trois ans, Carlo Ossola en a donné au Collège de France une Lectura Dantis, dans la grande tradition de la proclamation publique, commentée, des vers de Dante qui dure depuis plus de six-cents ans.
Ce texte, d’abord publié en Italie avant d’être largement revu et augmenté pour cette édition, en est le condensé.

176 p.
20,00 €

Breton à l'avant de soi.
Bonnefoy yves

Léo Scheer

"Critiquer une oeuvre ou une personne, replacer une poésie dans son devenir historique, avec ses contingences, ses défaillances, ses réussites aussi mais tenues dans ce cas pour de simples faits de littérature, ce n'était pas mon propos"

Les grands poètes, et Breton en fut un, comme assez peu dans son siècle, méritent qu’on s’attache au meilleur de leur intuition pour en dégager la figure : laquelle, même trahie par l’inconséquence fatale, demeure leur vrai apport, demeure ce qui provoque et incite, ce qui ranime. Cessant en ce point d’essayer de dire, parfois peut-être confusément, ce que Breton signifia pour moi, je préfère me souvenir qu’il aimait par-dessus tout le vers de Rimbaud : "Mais que salubre est le vent !" ; et mieux m’approcher de ces mots, en effet mystérieusement exaltants, en y découvrant la lumière de ce grand ciel d’orage, lavé, transparent, fait pour l’existence libre, que l’auteur de Pleine marge a su reconnaître dans l’aspiration poétique".

116 p.
13.72 €

haut de page JEUNESSE
haut de page BEAUX-ARTS

Solitudes I & II
Vincent Munier

Kobalann

Ombres animales et portraits tout en finesse, silhouettes mouvantes dans la brume et bêtes camouflées donnent vie à ces deux rêveries sur le papier. Deux livres complémentaires qui composent un éclatant tableau des vastes solitudes, sublimé par des pensées poétiques choisies par Matthieu Ricard.
Le premier tome monte droit vers le ciel. Le regard est guidé le long des branches, dégringole avec une chute d'eau, tombe avec la neige et suit avec bonheur le dessin du rivage ou le contour des pierres.
Le second tome caresse la terre. L'horizon, architecte de chaque image, invite le regard à se perdre dans la tempête, à se confondre avec les crêtes des montagnes ou la blancheur de la banquise, et à contempler l'infini.

2x136 p.
110,00 €

Les Chants du Fil. Textiles tribaux du sud-ouest de la Chine
Philippe Fatin, Catherine Bourzat

Olizane

Cet ouvrage présente des trésors d’un monde disparu: les textiles des Miao, une éthnie vivant essentiellement dans la province du Guizhou, au sud-ouest de la Chine.
Pendant plus de vingt ans, et malgré la méfiance des autorités chinoises, Philippe Fatin a partagé la vie de ces populations, fasciné par leurs coutumes et leurs traditions. Pressentant les grands bouleversements à venir, il s’est attaché à la préservation de l’expression la plus spectaculaire du génie de ces peuples que sont leurs costumes de cérémonies réservés aux grands rites de passage: naissance, mariage, funérailles et ­autres fêtes importantes.
Sous la plume de Catherine Bourzat, Philippe Fatin raconte ses soirées d’hiver dans les montagnes isolées, à observer les tisserandes, les couturières, à écouter leurs récits, légendes et chants, retraçant l’histoire de ces traditions vestimentaires séculaires.
Ce livre s’adresse non seulement aux amateurs de textiles ethniques, mais également aux créateurs dans les domaines de la mode, du graphisme ou du design. Très bien documenté, il fournit aux professionnels une foule de renseignements sur les matériaux et les techniques, telles que les teintures végétales employées par les artisans miao ou l’assemblage des étoffes. Chaque vêtement présenté, photographié in situ ou en studio, fait l’objet d’une description ­détaillée: taille, matière, points de broderie utilisés, fonction, etc.

264 p.
54.00 €

Habiter les ruines Transformer - Rénventer
Olivier Darmon

Alternatives

L’originalité de la vingtaine des réalisations présentées (Allemagne, Brésil, Mexique, Chine, Espagne, États-Unis, Grande-Bretagne, République tchèque, France) provient de la démarche adoptée par les architectes : il ne s’agit ni de réhabilitation ni de restauration mais d’un parti-pris consistant à confronter vestiges et architecture contemporaine. La ruine est ainsi davantage consolidée en l’état et conservée telle que plutôt que réhabilitée. La ruine devient alors comme le paysage de la construction neuve qui est insérée dedans ou à côté. Le choix des projets plaide pour une intervention « douce » qui consiste ni à détruire, ni à rénover, mais plutôt à coloniser l’existant, considérant que recycler, adapter, transformer, inventer d’autres usages est susceptible de s’avérer plus pertinent que de démolir pour reconstruire « mieux ».

176 p.
32 €

Un hiver avec Schubert
Olivier Bellamy

Buchet-Chastel

« En savourant le livre Un été avec Montaigne d’Antoine Compagnon, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l’hiver avec Schubert. Et je me suis piqué au jeu. Schubert m’est toujours apparu comme une sorte de chaînon entre Mozart et... Proust.
Une quarantaine de textes ont vu le jour, au moment où les nuits sont longues. Le portrait d’un homme terriblement émouvant m’est apparu. Un coeur pur, un grand esprit, le meilleur des amis. Et toujours seul. Premier des romantiques tout en demeurant un classique, Schubert reste le plus mystérieux des compositeurs. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu’elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie.
Cet art subtil répond étonnamment à la crise de notre époque en nous offrant une introspection lucide et courageuse, une mystique tendre pour écouter le monde autrement. Et tellement d’amour. »

288 p.
16.00 €

Le cinéma en partage
Michel Ciment, N.T. Binh

Rivages

Auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le cinéma mondial, dont un incontournable Stanley Kubrick, critique internationalement reconnu, notamment par les réalisateurs eux-mêmes (Quentin Tarantino, les Frères Coen, Francesco Rosi, Maurice Pialat), auteur de documentaires sur Elia Kazan, Billy Wilder et Joseph L. Mankiewicz, professeur émérite, Michel Ciment a "pratiqué" le cinéma depuis son enfance et en a exploré tous les aspects. C'est cet itinéraire - de l'apprentissage spontané de la cinéphilie dans les cinémas de quartiers aux diverses étapes de la critique professionnelle (revues, radios, télévision), du plaisir d'enseigner (lycée, université), à la participation aux jurys internationaux des plus grands festivals, de sa conception de l'analyse cinématographique à ses rencontres avec les grands réalisateurs mondiaux - qu'il retrace au fil de ces entretiens avec son collègue et ami N.T. Binh. Avec, pour unique but, de donner en partage cet amour pour le cinéma et ceux qui le font.

DVD + 416 p.
21,00 €

Intrigantes incertitudes
Lóránd Hegyi, Eugenio Viola

Fage

Catalogue de l'exposition "Intrigantes Incertitudes", présentée au MAM de Saint-Etienne
L’exposition interroge l’héritage culturel de nos sociétés, du Moyen-Âge au symbolisme, du maniérisme au romantisme, du baroque au surréalisme. Elle regroupe les œuvres d’artistes majeurs d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud. On découvre les dessins et œuvres de Günter Brus, Dennis Oppenheim, Jan Fabre et Jim Dine. Ces grandes figures de l’art contemporain côtoient de plus jeunes artistes d’horizons divers comme Pierre Seinturier, Lee Bul, Sandra Vasquez de la Horra et Jana Gunstheimer.
L’"incertitude", moteur angoissant, réactif et provocateur, occupe une place centrale dans la création artistique et sa dimension poétique. Cette exposition passionnante interroge la place du mystère et de l’étrange, tout en ouvrant sur le rapport des artistes à la modernité.

192 p.
30,00

Saisons noires
Julien Coquentin

Lamaindonne

Mon enfance est délimitée par quelques collines, quelques prés, une forêt, un village : une campagne comme terrain de jeux. Plus que les enfants d’un pays, nous étions les enfants d’un paysage.
Une poignée de copains au cœur d’un territoire immense. De jeunes chiens qui pissent dans l’herbe et dans le vent pour y marquer leur territoire. Des cabanes, des cachettes, nos secrets, des champs, l’obscurité d’une église et le silence de la forêt, les courses folles, le meuglement des troupeaux. Cette enfance-là a écrit mon rapport à l’espace et revenir en ces lieux, c’est se retrouver tout gosse, éternel, inscrit dans les lignes de la terre.

160 p.
34,00 €

La terre
Hugues Jacquet (dir.)

Actes Sud

Deuxième volume de la collection « Savoir & Faire », cette encyclopédie embrasse à travers six grands chapitres toute la diversité que recouvre le mot terre. Céramistes, plasticiens, designers, sculpteurs… introduisent cet ouvrage et montrent l’extraordinaire profusion formelle permise par la plasticité d’un matériau que l’homme commença à transformer il y a plus de 25 000 ans. Les deux chapitres suivants déploient les principales étapes de l’évolution historique, technique et esthétique des céramiques (histoire de la céramique, de la faïence, de la porcelaine, des émaux et de leur composition). Le quatrième volet est consacré aux architectures de terre à travers le monde. Lui succède un panorama des céramiques techniques et de leurs usages grandissants dans une gamme toujours plus importante de secteurs d’activité. Le chapitre final est dédié aux grandes thématiques qui lient l’avenir des sols à celui de notre planète : microbiologie des sols, concurrence foncière et étalement urbain, dépollution, évolution des pratiques culturales…

464 p.
49,00 €

Paramin - Peter Doig - Derek Walcott
Harry Jancovici (dir.)

Actes Sud

Peter Doig, peintre britannique qui a grandi à Trinidad, et Derek Walcott, poète originaire de Sainte-Lucie, ont conçu cet ouvrage, Paramin, qui, par-delà les hommes, a fait se joindre le verbe de l’un au trait de l’autre, et s’interpénétrer leurs imaginaires : "ma plume et ton coup de pinceau se mêlant en un mètre unique”, a écrit le poète.

128 p.
32,00 €

Le mouvement des lieux - Petites histoires de paysage
François Letourneux

Buchet-Chastel

Notre paysage voisin, le voyons-nous se transformer ? L’enfant, le voyons-nous grandir ? Et les arbres pousser ? Cela se fait si lentement. Il faut l’éloignement et les retrouvailles pour que ce qui change nous saute aux yeux.
Des paysages comme des visages, nous ne gardons qu’une mémoire imprécise, si elle n’est pas attestée par des repères. Par exemple des photographies.
Ces photographies illustrent des histoires, des histoires de paysages qui changent. Car le paysage est vivant, il ne cesse de se modifier. Parfois brutalement, rapidement, comme dans de nombreuses banlieues. Ou, le plus souvent, lentement, voire très lentement comme ce visage familier, qu’il faut perdre de vue et retrouver pour prendre conscience de son évolution, employant le passé pour constater le présent : « Comme il a vieilli ! » ou « Comme elle a grandi ! » Il en est ainsi lorsque c’est l’usage des lieux, de touche en touche, qui fait évoluer les paysages qui nous entourent. L’agriculture, ses contraintes et ses modes ; la voiture, si envahissante, avec ses équipements et ses symboles ; l’obsession de la sécurité, élevant murailles et grilles…
La plupart des deux cents photographies de ce livre ont été réalisées par de grands artistes, tels Raymond Depardon, Sophie Ristelhueber ou John Davies. D’autres sont d’anonymes images des siècles derniers qui témoignent, elles aussi, de l’ampleur des changements dans notre cadre de vie.

144 p.
29.00 €

10 chaises
Dominique Ehrhard

Les Grandes Personnes

Parmi les domaines de prédilection de DOMINIQUE EHRHARD, le design. C’est dans le même esprit que Paris Pop up qu’il a reproduit 10 chaises ou sièges célèbres. De la berceuse N° 10, prototype de la rocking chair, créée en 1880 par l’autrichien Michael Thonet en passant par le fameux fauteuil LC2 datant de 1928 du Corbusier ou le Canapé Marshmallow inventé par George Nelson et Irvin Harper en 1956, cet ouvrage balaie tout un siècle d’inventions plus époustouflantes les unes que les autres, des objets indémodables, qui ont traversé le temps sans prendre une ride.
Des modèles de papier miniaturisés, des mécanismes ingénieux d’une précision renversante font de ce livre une véritable prouesse technique, un livre animé raffiné et élégant à l’image des oeuvres qu’il contient. A la fin de l’ouvrage, une biographie de chacun des créateurs.
Avec ce livre, pour une somme très modique et dans un tout petit volume, vous aurez enfin chez vous : La Berceuse n°10 de Michael Thoney, la Chaise haute Hill House de Charles Rennie Mackintosh, le Fauteuil LC2 de Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand, et bien d’autres encore… Un véritable musée de poche !

28 p. animées
24,50 €

Le cours du paysage - L'histoire d'un projet sur le monde naturel de la préhistoire à nos jours
Christophe Girot

Ulmer

L'histoire de la civilisation est, par de nombreux aspects, une histoire de la relation des hommes à la nature.
Partant des deux archétypes primordiaux qui seront à la base de tous les paysages futurs -la clairière et le jardin clos- c'est toute l'histoire de cette relation que Christophe Girot retrace dans son livre.
De la Préhistoire à nos jours, il nous donne les clés pour comprendre les grandes étapes des paysages, à travers la compréhension des connaissances scientifiques et techniques dont les hommes disposaient, mais aussi -et peut-être avant tout- de leur vision du monde et de leurs croyances.
Ce livre est le fruit de 25 années d'enseignement au sein des universités les plus prestigieuses. Par l'abondance du matériel visuel rassemblé, l'étendue de ses références culturelles et la clarté de ses analyses, Le Cours du Paysage est le premier ouvrage de cette envergure publié en langue française.

352 p.
49,90

Hollywood, la cité des femmes - Histoires des actrices de l'âge d'or d'Hollywood, 1930-1955
Antoine Sire

Institut Lumière/Actes Sud

Hollywood, la cité des femmes est le premier livre à décrire avec précision la trajectoire des femmes qui ont construit le mythe hollywoodien. D’une plume érudite et passionnée, l’auteur évoque plus d’une centaine d’actrices et ouvre sur une nouvelle lecture de l’histoire d’Hollywood, à travers le rôle des femmes.

1266 p.
59,00 €

Paul Klee. L'ironie à l'œuvre
Angela Lampe (dir.)

Centre Pompidou

Catalogue de l'exposition
Angela Lampe propose ainsi une nouvelle approche, transverse, qui permet également d'éclaircir le rapport de Klee avec ses pairs et les courants artistiques qui lui sont contemporains. Les influences et l'immense héritage que Paul Klee a laissé derrière lui sont également mis en exergue.
Abondamment illustrés, les différents chapitres se composent d'une chronologie, d'un essai, d'un focus thématique et de notices. Une anthologie d'entretiens vient compléter l'ensemble.
Des débuts satiriques aux années de crise, en passant par une relecture du cubisme, de fertiles échanges avec Dada, et un renversement des dogmes du Bauhaus, Paul Klee s'est attaché, tout au long de sa carrière, à affirmer une absolue liberté à l'égard des modernismes de son temps, n'hésitant pas à ironiser sur leurs principes et à en perturber les systèmes. Rassemblant les chefs-d'œuvre de Paul Klee, la rétrospective organisée par le Centre Pompidou propose de relire pour la première fois l'ensemble de son œuvre à travers le prisme de l'ironie romantique. Ce catalogue, richement illustré, réunit les contributions des plus grands spécialistes de Paul Klee et met en évidence le caractère subversif de son œuvre.

312 p.
44,90 €

Masaccio
Alessandro Cecchi

Actes Sud

Masaccio (1401-1428) a accompli en à peine dix ans une œuvre d’exception. Quand il meurt à 27 ans, il laisse un nombre restreint de travaux, mais dont l’originalité et la puissance font autorité sur les artistes qui le suivront de peu : Fra Angelico, Piero della Francesca et Mantegna.
Par ses fresques, ses tableaux et ses retables, c’est une véritable révolution qu’il opère, à mi-chemin entre Giotto, dont il hérite la maîtrise de la gestuelle, des drapés et des volumes pleins, et Raphaël, dont il annonce le savant équilibre entre le dessin et la couleur.
Libéré de l’influence des représentations antiques, il accompagne le sculpteur Donatello dans la recherche des justes proportions et l’architecte Brunelleschi dans celle de la perspective (en ce début de XVe siècle, Florence est animée par le vaste chantier de Brunelleschi : l’édification du dôme de Santa Maria del Fiore).
Son œuvre majeure reste les fresques de la chapelle Brancacci (Santa Maria del Carmine, Florence), commencées par Masolino, puis achevés par Filippino Lippi à la fin du Quattrocento. Les scènes de la Vie de saint Pierre ou celles avec Adam et Ève réalisent tout ce à quoi s’étaient essayés les artistes du siècle précédent : représenter un idéal, tout en l’ancrant dans le réel ; faire résonner poétiquement, mais souvent dramatiquement, les récits bibliques avec les vérités du monde terrestre.
Nourrie des acquis des recherches les plus récentes, cette monographie replace Masaccio dans son contexte historique, politique, social et économique, et propose un nouveau regard sur la chronologie et la lecture stylistique de ses œuvres.
Historien de l’art etspécialiste des peintures, dessins et arts appliqués florentins des XVe et XVIe siècles, Alessandro Cecchi a dirigé le département de peintures du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance au musée de Offices, puis la Galleria Palatina et le Jardin de Boboli (Palazzo Pitti). Commissaire de nombreuses expositions internationales, il est l’auteur de Botticelli (Actes Sud, 2008).

368 p.
140 €

Jack London, photographe
collectif

Phébus

Jack London, tête brûlée éprise de liberté a, en quarante années d’une existence intensément vécue, semé sur sa route de nombreux romans, récits ou essais comme autant de témoignages de sa soif de vivre. Marin en Sibérie et au Japon, blanchisseur, pilleur d’huîtres, chasseur de phoques, vagabond, chercheur d’or, militant socialiste, correspondant de guerre ou agriculteur… l’auteur de L’Appel de la forêt, de Martin Eden, du Peuple d’en bas, de John Barleycorn ou du Talon de fer aura bel et bien vécut plus de cent vies. Curieusement, on ignore souvent que cet aventurier des mers et des mots était également un photographe de génie qui, par l’image, a reflété son temps. Et de quelle manière ! Avec plus de 12 000 clichés, le petit gars des rues de San Francisco a porté sur le monde le regard des grands humanistes, sans jamais se départir d’une sensibilité loin des images d’Épinal attendues.

288 p.
29,00 €

Dictionnaire de la Méditerranée
collectif

Actes Sud

Le Dictionnaire de la Méditerranée se propose de rendre compte des récents travaux consacrés aux savoirs, aux territoires, aux mémoires, aux figures emblématiques et aux pratiques d’une aire d’une grande complexité et d’une exceptionnelle richesse.
Associant toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, il dresse l’état des lieux des connaissances actuelles et met l’accent sur la diversité des perceptions et des contextes, ainsi que sur les mouvements et les champs de réflexions scientifiques en construction. Il interroge la Méditerranée dans son cadre spatial et culturel, dont il explore toutes les facettes, depuis les filiations partagées jusqu’aux fractures réitérées.
La structure alphabétique de ce dictionnaire permet de conjuguer de nombreux champs disciplinaires, comme une grande diversité d’échelles de temps et d’espaces, de sensibilités, de regards et de langues.
Sans visée encyclopédique et sans prétention à l’exhaustivité, l’ouvrage a vocation à devenir un outil de travail et un support pour la réflexion. Il est destiné aussi bien aux étudiants et aux chercheurs qu’aux acteurs culturels, économiques et politiques, ainsi qu’à tous les lecteurs sensibles au devenir de l’aire méditerranéenne.
L’ambitieuse entreprise éditoriale du Dictionnaire de la Méditerranée est fondée sur l’ensemble des travaux de recherche produits par le réseau d’excellence européen Ramses², qui réunit trente centres de recherche et universités.

1696 p.
49,00 €

Farhad Ostovani
Yves Bonnefoy

Ed. des cendres

Le volume est composé de onze textes* d’Yves Bonnefoy, tous revisités et pour trois d’entre eux inédits, prenant source et appui sur l’œuvre du peintre iranien Farhad Ostovani. L’écrivain poète, ainsi, interroge autant la création et la poésie, que les paysages, le regard, la couleur, les arts – peinture et musique au premier chef –, les influences, l’univers artiste, les sources de la connaissance autant que celles de la beauté…

* Pour introduire // Un peintre de la mémoire de ce qui est // Au jardin d’Alioff // Deux façons de peindre // Ut musica pictura // Variations Goldberg // Le Grammont // Lumière captive mais libre // L’expérience des livres // Nos amies les feuilles // Art et nature. Les enjeux de leur relation.

258 P.
42?00 €

Le brouillard d'Arles - Carnet retrouvé
Vincent Van Gogh, Bogomila Welsh-Ovcharov (éd.)

Seuil

Du livre de comptes, autrement appelé "brouillard", offert par monsieur et madame Ginoux, les propriétaires du Café de la Gare à Arles, Vincent Van Gogh a fait un carnet de dessins qu’il a emporté avec lui pendant deux années cruciales, dans ses pérégrinations en Provence, entre février 1888 et mai?1890, pour réaliser des paysages, des esquisses, quelques portraits, dont celui de Gauguin, et son autoportrait, de face, saisissant. On découvre ainsi toute la gamme du génie dans les derniers mois de sa vie, juste avant la remontée fatale vers Auvers-sur-Oise.
Ce document d’une valeur historique et esthétique inestimable a traversé plus de cent vingt ans d’oubli pour ressurgir aujourd’hui comme un trésor intact, dont l’analyse détaillée de Bogomila Welsh-Ovcharov permet de saisir toute la mesure et le retentissement. Elle raconte l’histoire passionnante de ce "brouillard", et resitue chaque dessin dans le contexte de l’œuvre de Van Gogh et de son séjour à Arles puis à Saint-Rémy-de-Provence.

288 p.
69,00 €

Ici au loin
Pentti Sammallahti

Actes Sud

Première monographie rétrospective du maître de la photographie finlandaise, cet ouvrage permet de découvrir l'oeuvre fascinante d'un artiste discret, secrètement admiré par certains grands noms de la photographie, que Robert Delpire décrit ainsi :«Pentti Sammallahti est un homme du Nord. Il ne supporte ni le soleil ni la chaleur mais il est en connivence parfaite avec une nature dont il est le prédateur fasciné et dont il sublime l'austérité.» Le terme «sublimer» paraît, en l'occurrence, particulièrement approprié pour évoquer une oeuvre d'une délicate et majestueuse beauté, qui semble procéder d'une lente et patiente distillation de la seule lumière. 

256 p.
53 €

Coffret Encyclopédie du Western
Patrick Brion

Télémaque

Le western est le genre cinématographique par excellence.
Patrick Brion, spécialiste du cinéma américain, propose un panorama de l’essentiel des films qui ont façonné ce genre depuis plus d’un siècle.
Ce livre présente les westerns les plus importants produits de 1903 à 2014.À l’heure où ce genre réalise les meilleures audiences des chaînes thématiques (Ciné+ Classic…) et des ventes de DVD conséquentes, cet ouvrage de référence présente les films essentiels depuis la naissance du genre il y a plus d’un siècle. Chaque film est analysé et illustré. La présentation est chronologique par grandes époques.

800p.
76,00 €

Poétique du banc
Michael Jakob

Editions Macula

Le banc. On s’y assied, en général, sans trop y réfléchir, dans ces moments indispensables de relâchement ; on s’y repose, on revient à soi, on se soustrait l’espace d’un instant à l’effort permanent de se relier au monde. Mais on ne le regarde pas. Or c’est en partie lui qui oriente et dirige notre regard et mérite donc toute notre attention.
L’Antiquité connaissait déjà les bancs publics – et les vestiges de Pompéi ou d’Agrigente sont précieux à cet égard. C’est cependant en Toscane, au sein des nouveaux espaces urbains du XIIIe et du XIVe siècles, que les bancs, les panche di via, acquièrent un rôle majeur et trop souvent négligé. Michael Jakob brosse un panorama poétique et érudit de bancs célèbres qui, posés à des endroits privilégiés ou non, deviennent lieux de pouvoir et de mises en scène du regard : le banc des mères de famille, placé face à l’Île des Peupliers où était inhumé Jean-Jacques Rousseau, à Ermenonville ; les étranges bancs de Bomarzo, le célèbre « parc des monstres » près de Viterbe, qui orientent la découverte de scènes fantastiques ; le banc préféré de Lénine dans sa datcha de Gorki ; le banc serpentin du parc Güell, à Barcelone…
Afin d’en dégager toute la richesse expressive, l’auteur interroge aussi les représentations du banc, qu’elles soient littéraires (le banc de La Nausée de Sartre, les nombreux bancs de L’Arrière-saison de Stifter), picturales (les bancs de la campagne anglaise peinte par Gainsborough, ceux de Manet, Monet, van Gogh) ou cinématographiques (le banc de la scène finale de L’Avventura d’Antonioni).

Il compose ainsi une histoire originale qui changera définitivement le regard que nous portons sur cet objet, ponctuation visuelle et symbolique de nos paysages.

188 p.
26,00 €

Monteverdi et l'art de la rhétorique
Denis Morrier

Ed. de la Philharmonie de Paris - La rue musicale

Dans ses œuvres musicales et dans ses écrits, Monteverdi rassemble toutes les acceptions, antiques et modernes, de la « rhétorique musicale ». En professant
son désir de créer une musique « oratoire », où « le discours est maître de l’harmonie », il ouvre la voie à une nouvelle conception de l’art de la composition, dont l’influence s’étend jusqu’à nos jours.
Avec cet essai unique en son genre, Denis Morrier conduit le lecteur au croisement de la Renaissance et de l’ère baroque, au moment où le langage musical de Monteverdi posa les bases de la musique moderne occidentale en associant le son au sens.

208 p.
13,90 €

Anabase - L'esprit de la montagne
Bernard Amy, Jean-Marc Rochette

Le Tripode

Au hasard d’une rencontre, Jean-Marc Rochette confia un jour son admiration pour Bernard Amy. Il s’agissait de la confidence spontanée d’un passionné de montagne qui, comme tant d’autres, avait lu dans sa jeunesse Le Meilleur grimpeur du monde et en restait profondément marqué.
Le projet Anabase est né de cette confidence. Il s’agissait de permettre au peintre de confronter ses propres visions de la montagne au texte emblématique de l’écrivain. Bernard Amy et Jean-Marc Rochette ont eu des vies d’une densité exceptionnelle, et leurs œuvres rassemblées ici témoignent d’un amour des hauteurs où l’aventure spirituelle l’emporte sur l’épreuve physique, la recherche de la beauté sur celle du spectaculaire, la connaissance de soi sur la quête des trophées.

48 p.
16,00 €

haut de page DISQUES
haut de page DVD
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Alternatives au gazon. Plantes et techniques couvre-sol pour climat sec
Olivier Filippi

Actes Sud

Faire survivre un gazon en climat sec demande des efforts continus pour un résultat souvent décevant, alors que la diversité des plantes couvre-sol permet de créer facilement un jardin original et bien intégré dans son environnement.

248 p.
40,00 €

La cuisine de mon grand-père. Un trésor de recettes de Raymond à Bruno
Bruno Oliver

Alternatives

Un hommage au savoir-faire de Raymond Oliver, chef du Grand Véfour et inoubliable présentateur de l’émission télévisée Art et magie de la cuisine (de 1953 à 1968), signé par Bruno Oliver, son petit-fils, pionnier du food truck. Parce que l’art de recevoir a considérablement évolué depuis ces trente dernières années, Bruno Oliver souhaite faire le lien entre tradition et innovation en revisitant plus de 110 recettes de son grand-père à sa propre sauce : offrir tout le potentiel gourmand de cette cuisine patrimoniale en intégrant nouveaux modes de vie et habitudes alimentaires plus saines, la haute gastronomie à la portée de tous. Entre fidélité et rupture, le chef évoque la figure de Raymond à travers de généreuses anecdotes (le poulet du dimanche à la ferme familiale du Sud-Ouest, la découpe des viandes au Grand Véfour, les courses chez les commerçants, la chasse...), savoureux récits d’une époque révolue mais ressuscitée avec passion grâce à cet art de la transmission gourmande.

172 p.
25,00 €

Journal 1918-1933 - Journal 1936-1940
Hélène Hoppenot

Claire Pauhlan

C'est en parcourant le monde au gré des postes diplomatiques de son mari que Hélène Hoppenot va remplir, à partir de 1918, plus de huit mille pages de son journal. Elle meurt en 1990. Vingt ans plus tard, paraît ce journal que Henri Hoppenot a déposé en 1973 à la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet. A ce dépôt s'ajoutent les correspondances de Darius Milhaud, Blaise Cendrars...

Après un séjour en Chine, où son mari, diplomate, a été nommé pendant quatre ans, Hélène Hoppenot regagne la France en 1937 et reprend la rédaction de son journal. Elle note ses observations sur le monde politique et diplomatique, rencontre de grands écrivains et artistes et grâce à son mari, suit de près les agissements de l'Etat sous la menace de la guerre.

640 p.
48,00 €
536 p.
49,00 €

Le régal végétal. Plantes sauvages comestibles
François Couplan

Sang de la Terre

Les plantes sauvages comestibles reviennent en force dans nos assiettes.
Ces végétaux, cadeaux de la nature, nous offrent de nouvelles saveurs et représentent une mine extraordinaire de nutriments : il s'agit de véritables "alicaments ", nourrissants et gratuits !
Le Régal végétal, premier volume de cette encyclopédie, est consacré aux plantes sauvages comestibles.
Ce livre se distingue par son exhaustivité : 650 genres et 1 600 espèces y sont présentés sur les plans botanique, sémantique, historique, géographique, chimique, alimentaire, médicinal et tinctorial. Les utilisations culinaires des différentes parties de chaque plante y sont détaillées.

528 p.
32,00 €

Hélène Hoppenot : Le monde dhier, 1933-1956
Alain Sayag

Hazan

Née en 1894, Hélène Delacour devient à 23 ans l’épouse du diplomate Henri Hoppenot qu’elle accompagnera pendant quarante ans à travers le monde. Écrivain, traductrice, musicienne, Hélène Hoppenot est une intellectuelle et une artiste qui ne suit pas seulement son mari mais s’intéresse avec passion aux cultures et aux personnes qu’elle rencontre au cours de ses nombreux séjours.Dès 1933 à son arrivée en Chine, elle arrête son Journal pour photographier. « Ne sachant ni dessiner, ni peindre il ne me restait que la photographie que j’ai apprise seule et par l’observation », écrit-elle. C’est une photographe intelligente qui constamment tourne autour de son sujet, pour non le saisir, mais pour le cerner. C’est à cette photographie sensible à la beauté des choses, fussent-elles les plus étranges, qu’Hélène Hoppenot sera fidèle tout au long de ses nombreux voyages, le Mexique (1952) puis le Guatemala et le Pérou (1953 et 1955), après Rome (1951) et la Tunisie (1950). Mais également Washington, durant la guerre, quand son mari y représente la France Libre du général De Gaulle, puis comme ambassadeur auprès de l’ONU, et qu’elle y fréquente de nombreuses célébrités, tels que Fernand Léger, Calder et Marcel Duchamp. Grâce à elle, on dispose d’une collection de plusieurs milliers de photographies dont on perçoit l’inaltérable saveur d’un monde disparu. Cette exposition de 150 photographies nous donne à voir notamment cette Chine que Claudel avoue avoir tant aimée, mais aussi le Mexique tel que le découvrit André Breton, la Rome inchangée de Stendhal.

144 p.
24,95 €


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